CV, cv, comptable, gestion, responsable, administratif, financier, fabienne LECLERC LAMY,
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| INFO |
Conseils des ministres du 26-03-2008
Modernisation du marché du travailLe ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité a présenté un projet de loi portant modernisation du marché du travail. Les partenaires sociaux ont conclu le 11 janvier 2008 un accord sur la modernisation du marché du travail. Cet accord a été signé par trois organisations professionnelles (MEDEF, CGPME et UPA) et quatre organisations syndicales (CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC). Certaines stipulations de cet accord nécessitent, pour être mises en œuvre, l’intervention du législateur. Tel est l’objet du projet de loi élaboré en concertation étroite avec les parties signataires et après consultation de la Commission nationale de la négociation collective. Ce projet de loi apporte des garanties nouvelles aux salariés : - il pose le principe selon lequel la forme normale de la relation de travail est le contrat de travail à durée indéterminée ; - il réduit de trois ans à un an la durée d’ancienneté requise pour bénéficier de l’indemnisation conventionnelle de la maladie ; - il inclut la durée des stages de fin d’études dans la période d’essai, dans la limite de la moitié de cette période ; - il abaisse de deux ans à une année la durée d’ancienneté requise pour prétendre aux indemnités de licenciement qui, quel que soit le motif (économique ou personnel), seront calculées sur la base d’un taux unique ; - il pose le principe selon lequel tout licenciement doit être justifié par une cause réelle et sérieuse et être motivé ; il abroge les dispositions relatives au contrat « nouvelles embauches » et requalifie ces contrats en contrats à durée indéterminée. Ce projet de loi modernise les relations individuelles de travail, en offrant des règles plus simples, assorties des garanties adaptées : - il introduit dans le code du travail une durée maximale de la période d’essai qui varie selon la catégorie à laquelle appartient le salarié (deux mois pour les ouvriers, trois mois pour les agents de maîtrise et les techniciens et quatre mois pour les cadres) ; - il crée un nouveau mode de rupture conventionnelle du contrat de travail : la rupture d’un commun accord entre l’employeur et le salarié. Cette rupture conventionnelle ne pourra intervenir qu’après un ou plusieurs entretiens au cours desquels le salarié et l’employeur pourront se faire assister ; les deux parties disposeront d’un délai de 15 jours pour se rétracter. Le projet offre enfin aux entreprises des outils pour faciliter leur activité : - il crée, à titre expérimental pour une durée de cinq années, un contrat à durée déterminé pour la réalisation d’un objet défini ; ce contrat permettra à une entreprise d’embaucher, pour une durée de 18 à 36 mois, un ingénieur ou un cadre afin de réaliser un projet ; le recours à ce contrat sera subordonné à la conclusion préalable d’un accord de branche étendu ou, à défaut, d’un accord d’entreprise ; - il permet que les indemnités versées au salarié licencié pour cause d’inaptitude d’origine non professionnelle soient prises en charge par un fonds de mutualisation, à la charge des employeurs ; - il donne un cadre juridique à la pratique du « portage salarial » et prévoit qu’un accord national interprofessionnel pourra confier à une branche professionnelle déterminée la mission de l’organiser, par accord de branche. Ce projet de loi marque une étape essentielle dans l’instauration d’une « flexisécurité » dans notre pays. Il témoigne de l’esprit de responsabilité des partenaires sociaux qui ont su négocier des dispositions concrètes et équilibrées, dans le cadre d’orientations définies par le Gouvernement. ______________________L'emploi des SENIORS Christine LAGARDE Photo: AFP/Martin Bureau600 millions d’euros pour l’emploi des plus de 50 ansChristine Lagarde, aux côtés de Christian Charpy et de Jean-Luc Bérard, a annoncé, le 21 janvier, un plan d’action pour relancer l’emploi des seniors. Objectif : atteindre un taux d’emploi de 50 % d’ici à 2010.
La ministre de l’Emploi et les deux directeurs généraux ont présenté la nouvelle offre de services de l’ANPE, des mesures incitatives de l’assurance chômage destinées à favoriser le retour à l’emploi et une campagne de communication Emploi-Seniors qui sera lancée le 28 janvier prochain. L’Agence nationale pour l’emploi s’est engagée à faire bénéficier les 425 000 demandeurs d’emploi d’un accompagnement renforcé, avec un suivi mensuel dès le premier mois au lieu du quatrième. Pour relancer la motivation des seniors, les parcours de recherche accompagnés seront multipliés et les prospections d’emploi plus ciblées. Les entreprises, quant à elles, seront démarchées et disposeront d’une information complète sur les aides à l’emploi dont elles bénéficient lorsqu’elles embauchent des plus de 50 ans. D’autres dispositifs d’accompagnement - diagnostic personnalisé des besoins, présélection des candidats, évaluation en milieu professionnel préalable au recrutement et suivi de l’intégration du salarié dans l’entreprise - pourront aussi leur être proposés. L’assurance chômage envisage, pour sa part, de guider les entreprises parmi les diverses aides ou contrats spécifiques. Elle financera 450 des 600 millions d’euros annoncés par la ministre en élaborant des mesures incitatives pour les seniors. Parmi celles-ci : le paiement du différentiel de salaire en cas de reprise d’un emploi moins bien rémunéré que le précédent, la possibilité de cumuler une allocation chômage et un temps partiel, ou encore le contrat de "professionnalisation adulte". ______________________________________________________ Pourquoi ?L'emploi des plus de 50 ans en France. Pour diverses raisons, la France présente un taux d'emploi des plus de 50 ans parmi les plus faibles des pays de l'OCDE, alors que pointent déjà les difficultés liées à une faible croissance démographique et au vieillissement de la population active. Favoriser l'emploi des plus de 50 ans devrait permettre : Un constatLe taux d'emploi des plus de 50 ans en France : l'un des plus faibles en EuropeAvec un taux d'emploi de 58% des hommes de 50 à 64 ans, la France se classe au 22ème rang parmi les pays de l'OCDE. Pour les femmes de la même tranche d'âge, le taux d'emploi ne dépasse pas 47%. De même, le taux d'emploi des plus de 50 ans en France est inférieur à la moyenne de la zone euro, elle-même très éloignée des performances des Etats-Unis ou du Japon. Au sein de l'Europe des 15 en 2002, seuls l'Italie et l'Autriche affichaient des taux d'emploi encore plus médiocres. Les salariés peu qualifiés les plus touchésPlus en détail, ce sont surtout les salariés peu qualifiés qui éprouvent de grandes difficultés à se maintenir en emploi et retrouver un emploi après 50 ans. Secteur par secteur, c'est dans l'industrie que les salariés sortent le plus tôt de l'emploi. Les plus de 50 ans écartés du marché du travail La pratique du retrait anticipé du marché du travailMotivés par l'objectif de lutter contre le chômage, les pouvoirs publics - souvent avec l'accord des partenaires sociaux - ont développé dans le passé des dispositifs de préretraite pour les travailleurs âgés. Depuis une dizaine d'années l'accès aux préretraites publiques a été considérablement restreint. Cependant, les pratiques de cessations anticipées d'activité demeurent courantes. Un chômage de longue durée chez les salariés âgésLes salariés de plus de 50 ans connaissent des difficultés de reclassement importantes dès lors qu'ils perdent leur emploi. Ils sont particulièrement touchés par le chômage de longue durée. En outre, lorsqu'ils sortent du chômage, c'est beaucoup moins souvent pour retourner en emploi que les plus jeunes. Ces difficultés spécifiques expliquent en partie le fait que près de 400 000 chômeurs de plus de 55 ans sont, à leur demande, dispensés de recherche d'emploi. Un défi à releverFavoriser l'emploi des plus de 50 ans pour agir sur la croissance et la compétitivité de la France Faire face au vieilissement de la populationLe vieillissement structurel de la population française amène à considérer l'emploi des plus de 50 ans comme une priorité pour la prospérité future du pays. Les projections démographiques montrent clairement un ralentissement de la population active en Europe à l'horizon 2020. Le développement de l'emploi des plus de 50 ans est donc aujourd'hui une priorité pour les politiques publiques de l'emploi, ainsi qu'en témoignent les récentes initiatives prises par le gouvernement français. Le plan national d'action concertéIssu de l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 négocié par les partenaires sociaux, le plan national d'action concerté pour l'emploi des seniors a pour but d'accroître la proportion des seniors sur le marché du travail, en luttant contre les causes de leur exclusion, en favorisant leur employabilité et en sécurisant leurs parcours professionnels. Les actions s'articulent autour de quatre objectifs :
L’aide dégressive à l’employeur (ADE)
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| © 2009 Fabienne Leclerc-Lamy |